Former avant de mobiliser
Ce que la Ligue des jeunes attend de 2027 : un module qui part du quotidien, un manuel de quinze pages, et un exercice oral de cinq minutes sans notes.
Une génération qui n’a pas connu Stanleyville doit pouvoir expliquer le lumumbisme en cinq minutes, à un voisin, dans une file d’attente. Si elle n’y arrive pas, ce n’est pas la faute de la génération : c’est un défaut de formation.
Ce que nous constatons
Dans les sessions de formation auxquelles nos jeunes militants ont pris part cette année, la même difficulté revient. Les militants connaissent les dates — 1960, 1964, 1992, 2006 — mais peinent à relier la doctrine à ce que vit leur quartier. Or c’est exactement le lien que le mot d’ordre « pas une rue sans le PALU » exige.
Ce que nous proposons
Trois choses, dans cet ordre. D’abord un module d’une demi-journée qui part du quotidien et remonte vers la doctrine, plutôt que l’inverse. Ensuite un manuel de quinze pages, pas cent cinquante, que l’on peut lire dans un transport en commun. Enfin un exercice oral, en fin de session : cinq minutes, sans notes, devant les autres.
« Nous sommes la maison que le père a bâtie, et c’est cette maison qui incarne les valeurs. »
Pourquoi 2027 et pas 2028
Parce qu’une formation faite l’année du scrutin arrive trop tard. Les cellules de rue qui tiendront les bureaux de vote en décembre 2028 doivent être installées, aguerries et connues de leur quartier bien avant la campagne. C’est le calendrier que la ligue soumet aux organes du Parti.
Les positions officielles du Parti restent celles publiées dans les actualités. Cette tribune n’engage que sa signature.
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